REGARDS CROISES SUR L’ENTREPRENARIAT SOCIAL EN TANT QUE LEVIER DE DEVELOPPEMENT DU TERRITOIRE RURAL ENTRE VOLONTES ET ACCESSIBILITES CAS DU TERRITOIRE GEOPARC JBEL BANI
le géoparc du jbel bani - tata

Recherchez sur le site !

Recherche avancée / Spécifique

Géo éco tourisme inclusif

Géoparc et Recherche Scientifique

Le coins de l’étudiant

Blog Géoparc Jbel Bani

Vous êtes ici : Accueil > Publications > REGARDS CROISES SUR L’ENTREPRENARIAT SOCIAL EN TANT QUE LEVIER DE DEVELOPPEMENT DU TERRITOIRE RURAL ENTRE VOLONTES ET ACCESSIBILITES CAS DU TERRITOIRE GEOPARC JBEL BANI

gjb

REGARDS CROISES SUR L’ENTREPRENARIAT SOCIAL EN TANT QUE LEVIER DE DEVELOPPEMENT DU TERRITOIRE RURAL

ENTRE

VOLONTES ET ACCESSIBILITES

CAS DU TERRITOIRE GEOPARC JBEL BANI

  - Patrick Simon,  Président de l’AMDGJB (Association Marocaine de Développement du Géoparc du Jbel Bani)

@ : simon.patrick9340@gmail.com Tél : +212.661.61.01.70

- Hanan Elasri, Secrétaire Générale Adjointe  de l’AMDGJB  & Doctorante à l’Equipe de Recherche en Territoire et Innovation Organisationnelle ENCG – Agadir

@ : hananelasri9340@gmail.com Tél : +212.662.78.52.15

  • En ce début de XXI siècle, le Maroc se donne pour objectif une redéfinition territoriale refigurant totalement les notions de monde citadin et monde rural l’amenant d’un état faiblement urbanisé pour atteindre actuellement dans un renversement global de tendance à un taux de population citadine dépassant les 55%.
  • Très tôt le Maroc s’est donné une politique d’aménagement du territoire devant faire face à plusieurs contraintes  tels que les déficits sociaux, l’analphabétisme, le sous équipement du monde rural, la forte demande sociale en matière d’emplois et logements : conséquences évidente de son  poids démographique.
  • Affichant une régression depuis prés de 70 ans le monde rural a laissé place à une évolution urbaine définissant de nombreuses problématiques spatiales des territoires qui se définissent en trois zones:

1/-Les régions sahariennes, sub-sahariennes, et              

2/-le Maroc oriental constituent le  « désert urbain » le Rif occidental, le pré Rif, une grande partie de la plaine de Gharb, les montagnes et le plateau central qui représentent des espaces peu urbanisés.

3/-Le Maroc atlantique, surtout la bande côtière Kenitra - Casablanca, la région économique du centre et la plaine de Souss qui forment des zones à forte urbanisation.

  • Définissant que pour accéder à un aménagement durable et équitable, l’on se devait adopter une vraie politique d’aménagement du territoire basée :

- sur la  justice sociale et spatiale,                      

- la correction des disparités entre régions et assurer l’égalité des territoires devant les services publics.

Créer des territoires compétitifs, générateurs de richesse et de plus-values avec  protections des ressources naturelles.

  • Avec une  prise de conscience naissante de la postmodernité de cette fin du XXème siècle est apparu dans les années 1990 à divers niveaux en Europe et aux USA l’idée d’Economie Sociale et Solidaire (ESS).
  • Cela se définissait et consistait à créer des activités économiques viables pour répondre à des besoins sociaux et environnementaux en réactions aux constats flagrants des effets des choix de la mondialisation et de la globalisation sur nos environnements.

tabi3a

  • En cela naissait à divers niveaux, différentes actions, réactions apportant à des redéfinitions de nos systèmes permettant de reconsidérer des initiatives de personnes ou de groupes dans l’intérêt général, aux services de tous !
  • Que l’on prenne en compte les diverses applications allant des RSE (Responsabilités Sociales des Entreprises), aux attentions portées à l’environnement, les mouvements écologiques, l’innovation par les énergies renouvelables, cela devait nous amener à enfin  prendre conscience des dégradations portées par l’homme à la planète et à reconsidérer une formulation de développement qui jusque là se basait uniquement sur l’économique.
  • Une prise de conscience globale naissait se définissant comme susceptible de permettre une réparation de la valeur ajoutée sur l’ensemble des territoires de la planète. 

nissae

  • Vu les constats, la question qui  se pose, est  comment anticiper les effets de la mondialisation par une démarche prospective pour une mondialisation profitable,  les territoires devant faire constamment    preuve de leurs compétitivités tout en sauvegardant les ressources naturelles et leur cohésion sociale.
  • De là naissait l’idée surfant entre aménagement et développement territorial souhaitant redéfinir et/ou réinventer les critères allant de gouvernance à décentralisation, concertation, participation par lesquels étaient posées les questions de l’inclusif, du durable !
  • L’on commença à parler de conversion de l’initiative de la société civile en actions d’initiative et d’innovation professionnelles avec « l’économie sociale et solidaire », « l’entreprenariat social ».
  • Une prise de conscience de l’initiative privée (aide toi toi-même) prenait lieu et place l’habitude de l’aide (et de la rente) dans cette réactivité à finalité sociale, cela dans le but d’un changement sociétal et d’intérêt général à petite échelle, de sous ensembles en tant que partie intégrante de l’ensemble général, en fait par des actions mesurées et quantifiées devant découler de l’état des lieux et des engagements déjà en place.

Qu’en fut-il pour le Maroc ?        

Les initiatives furent mises en place dès le début des années 2000 avec une volonté de  renforcement de la gouvernance locale et se concrétisait avec la mise en place :

- des Divisions d’Action Sociale (DAS) dans chaque province,

- volonté d’un renforcement de « l’ingéniosité sociale »

Dés 2001 furent mis en place le schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT) avec sa charte définissant l’acceptation par le Maroc d’une vision sectorielle et publique définissant le développement local comme partie prenante de l’aménagement du territoire.

Cette motivation de changement se définissait dans les capacités d’intégration et de réaction par les acteurs locaux  aux niveaux provinciaux comme régionaux.

En cela l’on cherchait à établir les reconnaissances des effets d’échelle locaux, provinciaux, et régionaux  «dans l’action  et les prises de responsabilités» vers des programmes pluriannuels en tant que sources de visibilité et lisibilité avec tout ce qui s’en suit pour les suivis et évaluations !

Fut admis que « la contractualisation » pouvait être, à priori, reconnue comme attentive et plus  sensible aux résultats de  l’action publique.