Zagora : la pastèque au cœur de la crise de l’eau
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Zagora : la pastèque au cœur de la crise de l’eau

La province de Zagora, au sud du Maroc, fait face à une grave pénurie d’eau aggravée par le changement climatique et des pratiques agricoles intensives, en particulier la culture de la pastèque et du melon, très gourmandes en eau. Ces cultures, souvent illégales ou non adaptées aux conditions locales, contribuent à l’appauvrissement des ressources hydriques, menaçant l’équilibre écologique et l’accès à l’eau potable pour les habitants.

Pour répondre à cette crise, les autorités locales ont mis en place une commission regroupant administration, société civile et forces de l’ordre. Des mesures strictes ont été adoptées : destruction des plantations illégales, interdiction de culture dans les zones sensibles, et limitation à un hectare par exploitation. Parallèlement, des campagnes de sensibilisation sont menées afin de promouvoir une justice environnementale et une gestion équitable de l’eau.

Cependant, des ONG alertent sur la persistance de la culture de pastèques, malgré les interdictions. Dans une lettre au ministère de l’Intérieur, elles dénoncent un déficit hydrique chronique accentué par plusieurs années de sécheresse, et appellent à interdire ces cultures qu’elles jugent non durables. Elles soulignent aussi les impacts négatifs sur des cultures traditionnelles comme le palmier dattier, crucial pour l’économie locale.

Cette situation pousse de nombreux habitants à quitter la région, fuyant la dégradation des oasis et la précarité croissante. La crise de l’eau à Zagora met en lumière l’urgence d’une agriculture plus résiliente et adaptée aux réalités climatiques du sud marocain.

Le 22/05/2025

Source web par : lematin

https://maroc-diplomatique.net/zagora-destruction-de-plantations-de-pasteques-pour-preserver-lecosysteme-de-la-region/

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