Ouarzazate colloque Espace oasien : Pour la préservation du patrimoine matériel et immatériel
Un énième colloque autour de l’espace oasien. Va-t-on aboutir à une politique d’intervention harmonisée? Telle est la question que se posent les acteurs locaux de la région Drâa-Tafilalet.
Un énième colloque autour de l’espace oasien. Va-t-on aboutir à une politique d’intervention harmonisée? Telle est la question que se posent les acteurs locaux de la région Drâa-Tafilalet.
Tellement le nombre de colloques, conférences, séminaires et ateliers sur des zones oasiennes est grand au cours des dix dernières années. Les observateurs restent sceptiques quant à la démarche poursuivie. Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) se voulait plutôt récapitulatif et anticipatif. Le colloque organisé ce week-end à Ouarzazate, fait suite à celui d’El Hoceima et adopte la même optique. Présenter le diagnostic, mais prospecter les pistes du futur, dans un esprit participatif. Mais, le défi est le suivant : répondre aux demandes sociales, environnementales et économiques des zones oasiennes nécessite une approche globale et intégrée.
D’où la nécessité d’impliquer, autant que faire se peut, des chercheurs multidisciplinaires, mais aussi des intervenants relevant de tous les services. Le débat et la réflexion ont porté sur la manière de préserver l’espace oasien, avec le degré de dégradation que connaît cette zone, des décennies durant. Au niveau des exposés, les chercheurs de différentes disciplines ont mis le doigt sur les points noirs : environnement, harmonie d’actions et d’interventions, non-conformité de certaines lois nationales…
Les recommandations ont été ciblées. Les participants ont ainsi préconisé d’approcher l’espace oasien dans son ensemble, et ne pas procéder à des actions partielles. Première devise: l’homme doit être au cœur de toutes les opérations de développement, car il est le seul garant de l’équilibre écologique, mais aussi socio-économique. Dans ce sens, l’approche participative est requise dans toutes les démarches et à tous les niveaux. Là aussi, les participants ont recommandé la mise à profit des expériences réussies en la matière. Si le patrimoine agricole reste important, il est aussi crucial d’intégrer tous les ouvrages et techniques hydrauliques traditionnelles, notamment les khettaras dans l’opération d’entretien et de protection.
Les sites historiques qui s’inscrivent dans le cadre du patrimoine immatériel doivent être mis en valeur et dédiés à l’activité touristique culturelle. Pour ce, la signalisation et les fiches techniques de ces sites doivent être parfaitement conçues. Les participants ont aussi appelé à la mise en place de plusieurs musées édifiés ou naturels à même de receler et de conserver les outils, produits et autres ustensiles matériels qui reflètent tout un mode de vie.
Par ailleurs, le patrimoine immatériel a été aussi au cœur du débat, puisque nombreuses sont les interventions qui ont souligné la nécessité de préserver ce patrimoine, à travers une politique d’archivage, du savoir et savoir-faire oasien, des productions culturelles savantes et anthropologiques, ainsi que les danses et chants des oasis dont certains sont menacés de disparition. Dans ce cadre, le président du CNDH, Driss El Yazami, a appelé toutes les instances et les ONG à œuvrer pour une collecte d’archives, selon des normes scientifiques et académiques.
Outre l’activité agricole, l’espace oasien est actuellement le champ de différentes actions sur le plan touristique et cinématographique, ce qui incite à une vision multidisciplinaire qui met en avant l’approche intégrée de développement. Tout un travail reste à faire dans ce sens.

Source web par thrmagazine
Les articles en relation
Ahwach, la tradition amazighe (Géoparc Jbel Bani)
Ahwach, la tradition amazighe (Géoparc Jbel Bani) Ahwach représente l’une des grandes traditions de danses amazighes au Maroc. C’est un art purement rural, une danse collective mixte. Il est présent p
Savoir plus...
#MAROC_LES_FEMMES_OASIENNES, UN ÉLÉMENT ESSENTIEL DE LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE
#MAROC_LES_FEMMES_OASIENNES, UN ÉLÉMENT ESSENTIEL DE LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE Rabat – Les femmes oasiennes sont un élément essentiel de la lutte contre le changement climatique et l&r
Savoir plus...
L’arbre sacré des régions du Sud: Les gardiennes de l’arganier
L’arbre sacré des régions du Sud: Les gardiennes de l’arganier L’Union des coopératives des femmes d’argane s’est distinguée à la COP22 en remportant le prix de l&rsquo
Savoir plus...
Le Maroc, un trésor botanique : potentiel immense des plantes aromatiques et médicinales
Le Maroc, un trésor botanique : potentiel immense des plantes aromatiques et médicinales La filière des plantes aromatiques et médicinales au Maroc dévoile un potentiel exceptionnel grâce &agr
Savoir plus...
Médina d’Essaouira (ancienne Mogador)
Médina d’Essaouira (ancienne Mogador) Essaouira est un exemple exceptionnel de ville fortifiée de la fin du XVIIIe siècle, construite en Afrique du Nord selon les principes de l'architecture militaire e
Savoir plus...
Prise de décision relative au changement climatique: Quel rôle joue vraiment la météo ?
Prise de décision relative au changement climatique: Quel rôle joue vraiment la météo ? La prise de décision relative au changement climatique est fortement liée aux données mét&
Savoir plus...
Convention entre le Géoparc du Jbel Bani (Maroc) et l’Université de Montpellier
Convention entre le Géoparc du Jbel Bani (Maroc) et l’Université de Montpellier I – Le Géoparc du Jbel Bani (Maroc) Association marocaine pour le développement du Géoparc de Jbel Bani
Savoir plus...La Tribu Ida Ou Blal
La Tribu Ida Ou Blal Histoire d'Ida Ou Blal Ida Ou Blal est une tribu arabe de bani Mâaqil, cette tribu originaire du Yemen est venue au Maroc entre XIIIe et XVe siècle. Le nom arabe de la tribu est "Daoui Bi
Savoir plus...
Découverte au Maroc: le crâne du plus vieux mammifère africain connu
Découverte au Maroc: le crâne du plus vieux mammifère africain connu Un crâne d’Ocepeia a été trouvé dans les gisements de phosphates du Maroc. Jusqu’ici, seules quelques den
Savoir plus...
La vipère heurtante: une attaque parmi les plus rapides au monde
La vipère heurtante: une attaque parmi les plus rapides au monde La vipère heurtante (Bitis arietans) fait partie des serpents qui ont l’attaque la plus rapide au monde (2,6m/s). Elle vit au Maroc, et avec le cob
Savoir plus...
Environnement : il invente des pavés en plastique recyclé, de grosses entreprises déjà emballées
Environnement : il invente des pavés en plastique recyclé, de grosses entreprises déjà emballées UN PAVÉ (DE MOINS) DANS LA MER- Un étudiant marocain a peut-être trouvé la
Savoir plus...Les tags en relation
Recherche du site
Recherche avancée / SpécifiquePatrimoine et culture
Définitions Patrimoine architectural Patrimoine culturel Patrimoine Matériel et Immatériel
Géoparc et Recherche Scientifique
Le coins de l’étudiant
Blog Géoparc Jbel Bani
Dictionnaire scientifique
Plus de 123.000 mots scientifiques
Les publications
Géo parc Jbel Bani
Circuits & excursions touristiques
cartothéques
Photothéques
Publications & éditions
