FAO: Pourquoi le cactus devrait être une "culture essentielle" au Maroc
le géoparc du jbel bani - tata

Vous êtes ici : Accueil > Plantes médicinales et Aromatiques de TSGJB – AMDGJB > Plantes médicinales de TSGJB - AMDGJB > FAO: Pourquoi le cactus devrait être une "culture essentielle" au Maroc

GJB

FAO: Pourquoi le cactus devrait être une "culture essentielle" au Maroc

Durant les périodes de sécheresse ou dans les zones arides, le cactus et la figue de Barbarie devraient constituer un atout précieux, en particulier pour l'alimentation et la nourriture du bétail, recommande la FAO.

"Hendia", "Kermouss nssara", ou figue de barbarie en français. Le cactus et son fruit, plantes courantes au Maroc, sont un véritable trésor, ce que vient à nouveau confirmer une enquête publiée par l'Organisation mondiale de l'alimentation et l'agriculture (FAO). Pour diffuser les connaissances liées à la meilleure manière d'exploiter les figues de barbaries, la FAO en collaboration avec l'ICARDA (Centre international de recherche agricole dans les zones arides) ont édité, à l'aide d'experts spécialistes des plantes, le 30 novembre 2017, un rapport (Ecologie des cultures, culture et utilisation des figues de barbarie) qui propose des informations sur les ressources génétiques de la plante, ses caractères physiologiques, ses préférences par rapport au sol et sa vulnérabilité face aux parasites.

Hans Dreyer, directeur de la division de la production végétale et de la protection des plantes à la FAO, explique que "le changement climatique et les risques élevés de sécheresse sont autant de raisons pour actualiser le statut du cactus et lui donner le rôle de culture essentielle dans de nombreuses régions".

Par ailleurs, bon nombre de fermes d'Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie) cultivent le cactus. A titre d'exemple, le Brésil possède plus de 500.000 hectares de plantations de cactus utilisés comme fourrage. En Ethiopie, 180.000 hectares sont recouverts par cette plante. La culture des figues de barbaries gagne, également, peu à peu du terrain face à la nécessité de renforcer la résilience des populations confrontées à des situations de sécheresse, de températures élevées ou de dégradation des sols. Dans les petites exploitations agricoles, les techniques d'irrigation, comme le goutte à goutte, sont de plus en plus utilisées pour les cultiver, ce qui en fait l'une des cultures principales ou secondaires.

Au Maroc, cette plante est partie intégrante du paysage. Le cactus a été introduit au Maroc en 1770. En raison de la sécheresse, la superficie des cactus a considérablement évolué au cours des deux dernières décennies, passant de 50.000 à plus de 120.000 hectares entre 1998 et aujourd'hui. La région de Guelmin-Sidi Ifni représente plus de 50% de cette superficie, suivie du Haouz-El Kelaa de Sraghnas avec 30%. Khouribga en troisième position et Doukkala en quatrième.

Selon les informations recueillies par les rédacteurs du rapport, cette augmentation de la superficie de cactus est le résultat d'opérations de plantations abondantes menées par les agriculteurs avec la participation des agences de développement et des services de vulgarisation dans le cadre des programmes nationaux de lutte contre la sécheresse. Actuellement, la modernisation de l'agriculture marocaine, à travers le Plan Maroc Vert, encourage la plantation de cactus comme culture alternative dans les régions moins favorables.

Selon le même rapport, le Maroc fait partie des pays producteurs de cactus dans le monde, avec 3 variétés, à savoir : Dellahia, Moussa et Aissa. Hormis, ces avantages en période de sécheresse, cette plante est également utilisée pour les cosmétiques, une industrie prometteuse qui a émergé au Maroc depuis quelques années. D'après Abderrahmane Ait Hamou, Président de l'Association Nationale pour le Développement du Cactus (ANADEC), il existe de nombreuses coopératives et sociétés privées qui extraient de l'huile de cette plante pour des fins cosmétiques et au moins 20 producteurs d'huile de cactus.

Publier Le 02 décembre 2017

Source Web: telquel             

Imprimer l'article

Les articles en relation

Des observations récentes du caracal au Maroc

D’après plusieurs sources recoupées par Ecologie.ma, des observations récentes de caracal ont été faites dans plus d’une localité du royaume. Le caracal qui fait partie des sept esp&

Savoir plus...

Les 5 antilopes du Maroc

Les Antilopes constituent un groupe de Mammifères Ruminants, rangés parmi les Bovidés. Les antilopes descendent de l’Eotragus, apparu au Miocène, il y a 15 à 17 millions d’an

Savoir plus...

COP 23 : les États sont d’accord… pour discuter

COP 23 : les États sont d’accord… pour discuter La COP 23 s'est achevé ce weekend sans clash, ce qui est déjà appréciable. Le bilan restera maigre mais quelques avancées sont

Savoir plus...

Le dromadaire marocain

Dans certaines régions, il est encore utilisé comme un moyen de locomotion. Ses poils quand ils tombent lors de sa mue annuelle servent à fabriquer des tapis et des vêtements. Le lait de dromadaire bien plus r

Savoir plus...

Réchauffement : la mer monte sous l’œil des satellites du CLS

Réchauffement : la mer monte sous l’œil des satellites du CLS Le niveau des mers augmente à une vitesse moyenne de 3,3 mm par an et pourrait, selon certains experts, augmenter de plusieurs mètres dans

Savoir plus...

Biodiversité : découverte de 163 nouvelles espèces le long du Grand Mékong

Biodiversité : découverte de 163 nouvelles espèces le long du Grand Mékong Le bassin du Grand Mékong n'a pas encore livré tous ses secrets. De nombreuses nouvelles espèces y sont d

Savoir plus...

Jebel el Kest: A stunning day in the Moroccan Anti-Atlas

Jebel el Kest: A stunning day in the Moroccan Anti-Atlas The ascent of Jebel el Kest in Morocco’s Anti-Atlas is a stunning day in remote mountains – one of the very best hill days. Cicerone’s Publisher, Jonathan Wil

Savoir plus...

Utilisation de « Daghmous »

Utilisation de « Daghmous » L’alerte du CAPM Le CAPM tire la sonnette d’alarme vis-à-vis de l’augmentation de l'utilisation du « Daghmous » au vu des risques que cela peut enge

Savoir plus...

Lutte contre les changements climatiques

Lutte contre les changements climatiques Le Pnud salue le rôle «très actif» du Maroc à Addis-Abeba Le Maroc joue un rôle «très actif» en matière de lutte contre les c

Savoir plus...

Scincus scincus, le poisson du Désert

Egalement connu sous le nom de poisson des sables, poisson du désert ou de lézard des sables, le Scincus scincus (scinque) est un reptile qui mesure jusqu’à 25 cm de longueur. Parfaitement adapté au cli

Savoir plus...

Découverte au Maroc: le crâne du plus vieux mammifère africain connu

Découverte au Maroc: le crâne du plus vieux mammifère africain connu Un crâne d’Ocepeia a été trouvé dans les gisements de phosphates du Maroc. Jusqu’ici, seules quelques den

Savoir plus...

Microsoft annonce un Windows 10 gratuit et les lunettes HoloLens

Microsoft annonce un Windows 10 gratuit et les lunettes HoloLens Microsoft a tenu une nouvelle conférence dédiée à Windows 10 et annoncé que le nouvel OS sera proposé en mise à jour gr

Savoir plus...

Les tags en relation

Recherche du site

Recherche avancée / Spécifique

Géoparc et Recherche Scientifique

Le coins de l’étudiant

Blog Géoparc Jbel Bani

Découvrez notre escpace E-commerce


Pour commander cliquer ci-dessous Escpace E-commerce

Dictionnaire scientifique
Plus de 123.000 mots scientifiques

Les publications
Géo parc Jbel Bani

Circuits & excursions touristiques

cartothéques

Photothéques

Publications & éditions