Sahel: trop de préjugés à l’encontre des éleveurs nomades
le géoparc du jbel bani - tata

Vous êtes ici : Accueil > Mode de Vue de TSGJB – AMDGJB > Nomadisme > Sahel: trop de préjugés à l’encontre des éleveurs nomades

GJB

Sahel: trop de préjugés à l’encontre des éleveurs nomades

C’est une première en Afrique. Une étude sur la perception de l’élevage nomade dans les médias a été rendue publique jeudi 7 décembre, lors d’une réunion du PASSHA. Le Projet d’appui au pastoralisme et à la stabilité au Sahel est réuni depuis deux jours à Cotonou au Bénin pour parler de la prévention des conflits. Une équipe de l’Institut des sciences de l’information de Bordeaux a épluché des centaines d’articles de presse, publiés dans 5 pays, dont le Mali, la Mauritanie et le Niger, entre 2000 et 2017. Il en ressort un certain nombre de préjugés à l’encontre des éleveurs nomades.

Sept thématiques ont guidé les recherches de l’équipe de l’Institut des sciences de l’information de Bordeaux, comme la valeur économique et sociale de l’élevage, les conflits ou encore la mobilité.

Et c’est bien cette dernière notion qui nourrit les préjugés. L’incompréhension règne chez les sédentaires autour du nomadisme. Ils voient ainsi la transhumance comme une invasion de territoires, l’éleveur nomade comme un marginal qui s’éloigne du pouvoir régalien, des infrastructures de santé ou d’éducation.

Cette perception s’aggrave au début des années 2010, quand des mouvements rebelles islamistes s’installent dans les zones pastorales désertiques du Sahel. Pour faire l’amalgame entre rebelles et éleveurs pasteurs, il n’y a qu’un pas, que les médias franchissent allègrement.

A cela s’ajoute une sécheresse accrue depuis quelques années qui pousse les nomades vers les pays côtiers. Ces pays font donc pression, à travers leurs médias, sur leurs voisins sahéliens pour la sédentarisation des nomades.

Pourtant, de l’étude ressort aussi une vraie conscience des populations sédentaires de la valeur économique de l’activité pastorale. L’élevage nourrit le Sahel, et les habitants le savent bien. Autre perception positive, l’impact du pastoralisme sur l’environnement que l’on reconnaît volontiers comme une activité qui valorise des territoires dégradés.

Publié le 08-12-2017

Source web par: rfi

Imprimer l'article

Les articles en relation

Des chercheurs espagnols et marocains étudient l'art préhistorique du sud du Maroc

Des chercheurs espagnols et marocains étudient l'art préhistorique du sud du Maroc Un groupe de chercheurs espagnols et marocains s’est lancé dans la troisième phase d’une étude arch

Savoir plus...

Les 10 arbres fruitiers spontanés du Maroc

Les 10 arbres fruitiers spontanés du Maroc Le Maroc, pays où l’agriculture occupe un rôle très important, est une terre qui compte de nombreuses espèces d’arbres. Le Maroc, pays de passage, a

Savoir plus...

Les robots humanoïdes à notre service

Les robots humanoïdes à notre service Les recherches en intelligence artificielle ont conduit à une nouvelle génération de robots, que l'on peut qualifier d'humanoïdes. Ils ressemblent au

Savoir plus...

Les vers de terre pourraient prospérer dans le sol de Mars

Les vers de terre pourraient prospérer dans le sol de Mars Des chercheurs ont observé que des vers de terre pouvaient se reproduire dans un simulant de sol martien, c'est-à-dire un matériau qui mime l

Savoir plus...

Monument : L’arche de Legzira n’est plus

Monument : L’arche de Legzira n’est plus Alors qu’elle figurait sur toutes les brochures touristiques, l’une des principales arches rocheuses de la plage de Legzira, près de Sidi Ifni, s’est r&eac

Savoir plus...

Prise de décision relative au changement climatique: Quel rôle joue vraiment la météo ?

Prise de décision relative au changement climatique: Quel rôle joue vraiment la météo ? La prise de décision relative au changement climatique est fortement liée aux données mét&

Savoir plus...

Les plantes à fleurs sont apparues 50 millions d’années plus tôt qu’on le pensait

Les plantes à fleurs sont apparues 50 millions d’années plus tôt qu’on le pensait La découverte de nombreux fossiles d'une nouvelle espèce de plante à fleurs remet en question

Savoir plus...

Les mille et un atouts des plantes aromatiques et médicinales

Les mille et un atouts des plantes aromatiques et médicinales Améliorer la qualité pour servir au mieux l’économie sociale Plus de mille coopératives opérant dans le domaine des pl

Savoir plus...

Patrimoine : Le Maroc en état d’alerte

Patrimoine : Le Maroc en état d’alerte Le royaume compte se doter d’un plan pour lutter contre le trafic illicite des biens culturels. Un programme dans ce sens vient d’être lancé en partenariat

Savoir plus...

Le Grand-duc ascalaphe

Le Grand-duc ascalaphe Rapace appartenant à la famille des Strigidae , le Grand-duc ascalaphe vit dans le désert marocain dans les régions de Rissani, de Tata ou dans le Jbel Bani dans la moyenne vallée du

Savoir plus...

CO2 dans l'atmosphère : une concentration record

CO2 dans l'atmosphère : une concentration record Avec 403 parties par million (ppm) de CO2 dans l'atmosphère en 2016, un record est battu, qui datait de plusieurs millions d'années. Pour réduir

Savoir plus...

Kasbahs et ksour du sud-est marocain: TAMGROUT (Géoparc jbel bani)

Kasbahs et ksour du sud-est marocain: TAMGROUT (Géoparc jbel bani) Ce ksar est situé à 25 Km de Zagora en direction de M'Hamid. Il est construit sur un plateau pratiquement désertique et comprend 200 h

Savoir plus...

Les tags en relation

Recherche du site

Recherche avancée / Spécifique

Géoparc et Recherche Scientifique

Le coins de l’étudiant

Blog Géoparc Jbel Bani

Découvrez notre escpace E-commerce


Pour commander cliquer ci-dessous Escpace E-commerce

Dictionnaire scientifique
Plus de 123.000 mots scientifiques

Les publications
Géo parc Jbel Bani

Circuits & excursions touristiques

cartothéques

Photothéques

Publications & éditions