La biodiversité menacée par l’effet domino
L'extinction d'une espèce du fait du changement climatique peut déclencher une cascade de coextinctions. Un effet domino mis en lumière aujourd'hui par des chercheurs qui se sont intéressés au devenir des plantes à fleurs et de leurs insectes pollinisateurs.
Pour déterminer l'impact qu'aura le réchauffement climatique sur la biodiversité, les chercheurs utilisent généralement des modèles climatiques qui considèrent chaque espèce séparément. Pourtant, les écosystèmes sont complexes et les interactions nombreuses. Pour se faire une idée plus juste, les chercheurs tentent donc aujourd'hui de tenir compte des dépendances mutuelles des uns et des autres pour mieux prédire l'avenir.
Et selon des biologistes de l'évolution de l'université de Zurich (Suisse), il faut s'attendre à un impact du changement climatique sur la biodiversité plus important que celui annoncé par les modèles classiques. Une conclusion qu'ils tirent de l'analyse des interactions entre plantes à fleurs et insectes pollinisateurs dans sept régions d'Europe.

Pour se reproduire, les plantes ont besoin d’insectes pollinisateurs qui eux-mêmes ont besoin des plantes pour se nourrir. Une interdépendance qui les rend plus sensibles que prévu aux effets du changement climatique. © Myriams-Fotos, Pixabay License
Certaines régions plus menacées que d’autres
Ainsi, il existerait 52 % de risques de voir le ciste à feuilles de sauge disparaître d'ici 2080 du fait du changement climatique. Si tel devait être le cas, la petite abeille charpentière qui se nourrit de son pollen pourrait suivre la même funeste voie. Et entraîner avec elle le myrte qu'elle pollinisée également. Faisant passer le risque d'extinction du myrte de 38 % à environ 62 % !
Il semblerait par ailleurs que certains bassins soient plus sensibles que d'autres. Par exemple, les communautés méditerranéennes, globalement plus touchées par le changement climatique et dont les aires de répartition sont plus étroites. Un ensemble de circonstances qui fragilise les espèces végétales notamment. Les chercheurs suisses estiment ainsi que deux à trois fois plus de végétaux que prévu pourraient disparaître dans la région d'ici 2080.
Source web Par futura sciences
Les articles en relation
COP28 : l'UE promet une « contribution financière » aux pays vulnérables au changement climatique
COP28 : l'UE promet une « contribution financière » aux pays vulnérables au changement climatique L'Union européenne et ses membres préparent une « contribution financière
Savoir plus...
L’inquiétante découverte de moules en Antarctique (Géoparc Jbel Bani)
L’inquiétante découverte de moules en Antarctique (Géoparc Jbel Bani) La présence de moules de Patagonie dans les eaux de l’Antarctique témoigne de la pression humaine sur un milieu qui
Savoir plus...
Chat des sables: vers une meilleure conservation au Maroc
Chat des sables: vers une meilleure conservation au Maroc La division de protection de la Nature du HCEFCLD en partenariat avec le JZN travaille actuellement à renforcer l’état de conservation de quelques fé
Savoir plus...
CO2 dans l'atmosphère : une concentration record
CO2 dans l'atmosphère : une concentration record Avec 403 parties par million (ppm) de CO2 dans l'atmosphère en 2016, un record est battu, qui datait de plusieurs millions d'années. Pour réduir
Savoir plus...
Le moustique tigre a conquis Paris et plus de la moitié de la France
Le moustique tigre a conquis Paris et plus de la moitié de la France Le moustique tigre, une espèce capable de transmettre des maladies telles que la dengue, le Chikungunya et le Zika, poursuit sa progression en France
Savoir plus...
Face au Stress Hydrique, le Maroc Modernise son Irrigation pour une Gestion Durable de l'Eau
Face au Stress Hydrique, le Maroc Modernise son Irrigation pour une Gestion Durable de l'Eau Le Maroc se trouve confronté à une aggravation préoccupante de la disponibilité en eau, marquée par u
Savoir plus...
#MAROC_Promotion_des_énergies_renouvelables et de l’efficacité énergétique dans les provinces de Midelt et Tata (EDMITA) (Géoparc Jbel Bani)
#MAROC_Promotion_des_énergies_renouvelables et de l’efficacité énergétique dans les provinces de Midelt et Tata (EDMITA) (Géoparc Jbel Bani) Description succincte du projet Designation : EÌ
Savoir plus...
Patrimoine, éducation et développement territorial : le liant Géoparc mondial Unesco
Patrimoine, éducation et développement territorial : le liant Géoparc mondial Unesco Les Géoparcs mondiaux Unesco sont des aires géographiques définies où sites et paysages d’imp
Savoir plus...
Les rhinocéros du Maroc (espèce éteinte)
Jadis, à une époque antique où la moitié sud de notre pays ressemblait plus à une savane qu’à un désert , vivaient encore des espèces aujourd’hui éteintes, qu&rs
Savoir plus...
Énergies renouvelables : les avantages des matériaux composites
Énergies renouvelables : les avantages des matériaux composites Les matériaux composites séduisent de nombreux secteurs de l'industrie. Et le domaine des énergies renouvelables ne fait pas excep
Savoir plus...
Un groupe de scientifiques a réveillé un ver gelé depuis plus de 45 000 ans : les portes des mystères de l'évolution s'ouvrent
Un groupe de scientifiques a réveillé un ver gelé depuis plus de 45 000 ans : les portes des mystères de l'évolution s'ouvrent Nous n'en sommes pas encore tout à fait au ré
Savoir plus...Les tags en relation
En savoir plus sur " Vulgarisation à l'environnement "
Consulter les vidéos de " Vulgarisation à l'environnement " Consulter les photos de " Vulgarisation à l'environnement " Consulter les publications de " Vulgarisation à l'environnement " Consulter les éditions de " Vulgarisation à l'environnement " Consulter les communications de " Vulgarisation à l'environnement "Recherche du site
Recherche avancée / Spécifique
Géoparc et Recherche Scientifique
Le coins de l’étudiant
Blog Géoparc Jbel Bani
Dictionnaire scientifique
Plus de 123.000 mots scientifiques
Les publications
Géo parc Jbel Bani
Circuits & excursions touristiques
cartothéques
Photothéques
Publications & éditions
