La vipère à cornes
le géoparc du jbel bani - tata

La vipère à cornes (Cerastes cerastes) est un serpent qui appartient à la famille des «Viperidae ». Elle vit dans les déserts d’Afrique du nord et du Moyen-Orient.

Elle doit son nom aux deux écailles qui dressées sur sa tête forment de petites cornes de la plus part des membres de l’espèce. Pas très longue, elle mesure en moyenne entre 50 et 60 cm. Certains specimens de 80 cm à taille adulte ont toutefois déjà été observés dans la nature. Son poids varie entre 8 kg et plus. La femelle est plus grosse que les mâles, comme pour bien des espèces de serpents.

Cette vipère est surnommée le « petit diable », non pas pour ses cornes mais parce qu’elle sort la nuit. Le jour, les températures peuvent dépasser 50°C. Pendant ces lourdes chaleurs, la vipère à cornes s’enfouit dans le sable. Cela lui permet de maintenir sa température à 34°C tout en évitant de s’exposer à des températures supérieures à son seuil de résistance de 44°C.

Elle chasse les lézards à l’affut, selon la stratégie des serpents déserticoles. L’animal s’enfouit en attendant que la proie soit à portée. Elle ne laisse dépasser que ses yeux. La vipère à cornes possède une denture solénoglyphe. Outre les lézards, elle capture aussi des rongeurs et des coléoptères. Sédentaire l’hiver, elle peut parcourir des kilomètres chaque nuit pendant la période chaude. L’eau est une denrée rare au Sahara. Le reptile se contente de l’eau contenue dans le corps de ses proies.

La vipère à cornes possède le système d’injection de venin le plus élaboré qui peut tuer un homme, ou un chameau, en quelques minutes. Les nomades restent très prudents et vérifient avec attention les alentours de leurs campements, ils sont attentifs notamment aux traces laissées dans le sable par les mouvements du serpent.

Source web par desert-maroc

Imprimer l'article

Les articles en relation

LE SITE DU JBEL IRHOUD

LE SITE DU JBEL IRHOUD LE SITE DU JBEL IRHOUD Ce site est désormais connu mondialement en raison de l’importance des découvertes archéologiques qui y ont été faites. Celles-ci début&egr

Savoir plus...

Comment nourrir les oiseaux en hiver ?

Comment nourrir les oiseaux en hiver ? Que ce soit en installant des mangeoires dans le jardin, sur la terrasse ou bien en leur jetant des miettes de pain, le geste de nourrir les oiseaux, en hiver ou en été, semble nat

Savoir plus...

Le patrimoine culturel marocain

Le patrimoine culturel marocain Titre Le patrimoine culturel marocain Le Maroc dispose d'un patrimoine culturel et civilisationel riche et diversifié. Chaque région possède ses particularités, contr

Savoir plus...

La météorite de Tata parle enfin

La météorite de Tata parle enfin La météorite martienne découverte il y a moins d’un an dans le sol de la région saharienne de Tata avance prodigieusement les connaissances sur l’

Savoir plus...

Découverte. Sur les traces des dinosaures d’Anza Beach, près d'Agadir

Des empreintes de dinosaures carnivores et de reptiles volants, vieux de 85 millions d'années, ont été retrouvés sur la plage d'Anza près d'Agadir. Les détails. C’est offici

Savoir plus...

Intelligence des pigeons : ils savent faire plusieurs choses à la fois !

Intelligence des pigeons : ils savent faire plusieurs choses à la fois ! Des pigeons multitâches ? Cela peut sembler difficile à croire. Pourtant, des chercheurs allemands affirment que ces oiseaux qui enco

Savoir plus...

Bourse aux minéraux et fossiles

Bourse aux minéraux et fossiles A découvrir, une bourse minéraux et fossiles sur Internet, pour échanger, vendre, acheter des minéraux, fossiles, roches, livres sur la géologie, micromounts,

Savoir plus...

L'histoire du réchauffement climatique en 35 secondes

L'histoire du réchauffement climatique en 35 secondes En intégrant graphiquement les mesures de températures dans presque tous les pays du Globe entre 1900 et 2016, cette animation montre de façon sais

Savoir plus...

TRÉSOR DES PLANTES MÉDICINALES DU MAROC

TRÉSOR DES PLANTES MÉDICINALES DU MAROC Le Maroc dispose de [COULEUR-3] 4200 espèces de plantes sauvages [FIN-COULEUR], dont [COULEUR-3]800 espèces endémiques [FIN-COULEUR]. [COULEUR-3]600 &agrav

Savoir plus...

L'art rupestre « libyco-berbère » au Maroc: État des connaissances

1. Introduction Au début de l'été de 1874, le rabbin Mardochée es-Serrur, voyageur et homme d'affaires originaire d'Akka (Sud marocain), recevait à Paris un entrainement scientifique de

Savoir plus...

Les tags en relation

Recherche du site

Recherche avancée / Spécifique

Géoparc et Recherche Scientifique

Le coins de l’étudiant

Blog Géoparc Jbel Bani

Découvrez notre escpace E-commerce


Pour commander cliquer ci-dessous Escpace E-commerce

Dictionnaire scientifique
Plus de 123.000 mots scientifiques

Les publications
Géo parc Jbel Bani

Circuits & excursions touristiques

cartothéques

Photothéques

Publications & éditions