Géotourisme : Un tourisme de niche très peu développé
le géoparc du jbel bani - tata

Vous êtes ici : Accueil > Géoparc et Tourisme > Le Géo éco Tourisme > Géotourisme : Un tourisme de niche très peu développé

GJB

Géotourisme : Un tourisme de niche très peu développé

* Le Maroc bénéficie de sites géologiques très variés mais peu visités par les touristes à cause de la difficulté d’accès et par manque de promotion de ce produit.

* Le développement de ce créneau permettra de créer des emplois et de promouvoir certaines régions désenclavées.

Le Géotourisme est un tourisme de niche très peu connu et développé au Maroc. Pourtant, il est présent depuis plusieurs années dans d’autres pays. Il existe des circuits spécialisés dans ce créneau avec des sites reconnus mondialement. Au Canada on ne recense pas moins de 40.000 sites fortement visités par les touristes. Le Maroc a des sites très riches et variés et bien répartis sur le territoire national, mais les plus connus se trouvent dans la région de Ouarzazate et de Rabat Salé Zemmour Zaer.

«Le Maroc est une destination touristique déjà célèbre. La composante géologique s’intègre d’une manière harmonieuse dans les paysages naturels et historiques de ses montagnes, du Rif à l’Anti-Atlas», a expliqué Kamal Tajeddine, professeur de géologie à la l’université Cadi Ayyad de Marrakech. Il a toutefois regretté que «l’important patrimoine géologique et environnemental marocain, soit actuellement mal connu et sous-évalué. Il est donc nécessaire de stimuler l’intérêt et d’attirer l’attention des décideurs, du public et des touristes, par des instruments adéquats, pour la découverte et la connaissance de ce patrimoine, dans le but d’enrichir d’avantage l’attrait touristique de notre pays».

Dans la convention sur la protection culturelle et naturelle mondiale adoptée par l’UNESCO (Paris, 1972), les formations, les sites ou les zones géologiques strictement délimités, caractérisés par leur rareté ou par leur valeur scientifique et esthétique, sont considérés comme patrimoine naturel. Cette convention reconnaît que la dégradation, ou la disparition d’un bien du patrimoine culturel et naturel, constitue un appauvrissement néfaste au patrimoine de tous les peuples du monde. Elle prévoit, en outre, l’inscription sur une «Liste du patrimoine mondial», de tous les biens qui ont une valeur universelle exceptionnelle sur le plan historique, artistique ou scientifique et qui matérialisent une partie importante de l’identité de l’humanité, à faire connaître à toute la population mondiale.

Les sites géologiques renferment des témoignages de phénomènes et de processus géologiques d’une valeur exceptionnelle, tant esthétique que scientifique, lesquels méritent d’être inventoriés, connus, valorisés et protégés. C’est du tourisme naturel et culturel par excellence.

Le grand Canyon aux Etats-Unis attire des millions de touristes par an. Un produit parfaitement naturel et très impressionnant pour les visiteurs.

«Au Maroc, les terrains géologiques en général, ceux du Paléozoïque en particulier, sont riches en sites et en curiosités géologiques (panoramas de paysages divers, fossiles extrêmement abondants, variés et bien conservés, volcanisme et espèces minérales diverses, stratotype international, affleurements d’évènements géologiques pédagogiques, etc…). En «ex situ», ces terrains du Paléozoïque ont «fourni» d’innombrables collections, de productions cartographiques, des produits de galeries marchandes, des géo-matériaux, etc… », a affirmé Abdelfattah Tahiri, chercheur à l’Institut scientifique de Rabat.

Ce tourisme de niche ne figure dans aucun programme de développement au département de tutelle. Les sites géologiques sont difficilement accessibles par manque d’infrastructures routières et hôtelières. Ces produits peuvent constituer un salut pour les régions désenclavées et pauvres en créant de l’emploi et des opportunités de développement.

Publie Le 19/06/2008

Source web par: Maghress

Imprimer l'article

Les articles en relation

L’autruche à cou rouge : une expérience de conservation qui réussit

L’autruche à cou rouge : une expérience de conservation qui réussit L’autruche est la plus grande de tous les oiseaux actuels. Inapte au vol, mais excellente à la course, sa rapidité au

Savoir plus...

La ville de Tata

La ville de Tata Tata est une ancienne oasis. Selon la légende ce sont les Almoravides au XIe siècle qui décidèrent d'implanter une palmeraie à Tata comme celle de Marrakech. Aprés, le su

Savoir plus...

Gaz à effet de serre : CO2 ou méthane, quel est le pire ?

Gaz à effet de serre : CO2 ou méthane, quel est le pire ? Le dioxyde de carbone et le méthane sont parmi les gaz à effet de serre les plus connus. L'augmentation de leur émission dans l'atmo

Savoir plus...

Quand Léonard de Vinci décodait les fossiles

Quand Léonard de Vinci décodait les fossiles Un tableau de Léonard de Vinci, Salvator Mundi, s'est vendu aux enchères à un prix record de 382 millions euros le 15 novembre 2017. Mais Léon

Savoir plus...

Valorisation du patrimoine archéologique national : Mohamed Laaraj résolu ! (Géoparc Jbel Bani)

Valorisation du patrimoine archéologique national : Mohamed Laaraj résolu ! (Géoparc Jbel Bani) 400 sites répertoriés et répartis sur plusieurs régions sont concernés. Le cad

Savoir plus...

La station spatiale chinoise se dévoile grandeur nature

La station spatiale chinoise se dévoile grandeur nature La Chine, qui prévoit de débuter la construction de sa station spatiale au début de la décennie 2020, en a présenté sa maquette

Savoir plus...

Patrimoine géologique et archéologique: Le pari du Géotourisme

Patrimoine géologique et archéologique: Le pari du Géotourisme Le circuit touristique de Ouarzazate à Zagora est très riche en sites géomorphologiques et géologiques exceptionnels qui

Savoir plus...

Voie lactée : Gaia révèle une collision géante avec une autre galaxie il y a 10 milliards d'années

Voie lactée : Gaia révèle une collision géante avec une autre galaxie il y a 10 milliards d'années La révolution apportée par les données astrométriques de la mission

Savoir plus...

Homo sapiens : l'Homme aurait 100.000 ans de plus qu'on ne le pensait

Des scientifiques ont mis au jour, sur un site marocain, des restes d'Homo sapiens datant de plus de 300.000 ans, alors que les plus anciens fossiles connus dataient d'environ 200.000 ans. De quoi remettre en cause nos idé

Savoir plus...

Les cartouches d’imprimantes à jet d’encre : principe

Les cartouches d’imprimantes à jet d’encre : principe Les imprimantes à jet d'encre demeurent les plus populaires pour leur polyvalence, permettant d'imprimer du texte comme des photos avec une quali

Savoir plus...

Les mille et un atouts des plantes aromatiques et médicinales

Les mille et un atouts des plantes aromatiques et médicinales Améliorer la qualité pour servir au mieux l’économie sociale Plus de mille coopératives opérant dans le domaine des pl

Savoir plus...

#MAROC_Un_peu_de_géologie

#MAROC_Un_peu_de_géologie Le Maroc est situé dans la partie occidentale du continent africain. De part sa position dans une zone de transition entre le domaine méditerranéen et le craton ouest africain, il

Savoir plus...

Les tags en relation

Recherche du site

Recherche avancée / Spécifique

Géoparc et Recherche Scientifique

Le coins de l’étudiant

Blog Géoparc Jbel Bani

Découvrez notre escpace E-commerce


Pour commander cliquer ci-dessous Escpace E-commerce

Dictionnaire scientifique
Plus de 123.000 mots scientifiques

Les publications
Géo parc Jbel Bani

Circuits & excursions touristiques

cartothéques

Photothéques

Publications & éditions