L’arbre sacré des régions du Sud: Les gardiennes de l’arganier
le géoparc du jbel bani - tata

Vous êtes ici : Accueil > Produits du Terroir de TSGJB – AMDGJB > Produits du terroir de TSGJB – AMDGJB > L’arbre sacré des régions du Sud: Les gardiennes de l’arganier

L’arbre sacré des régions du Sud: Les gardiennes de l’arganier

L’Union des coopératives des femmes d’argane s’est distinguée à la COP22 en remportant le prix de l’adaptation climatique qui lui a été remis par la ministre de l’environnement, lundi dernier. Le projet en partenariat avec la Fondation Mohammed VI consiste à protéger l’arganier en utilisant un four qui fonctionne à l’énergie solaire.

A quelques mètres de Bab Ighli, les coopératives exposaient leur savoir-faire. Parmi celles-ci, l’Union des coopératives des femmes d’argane «Tissaliwine», nommée Union des coopératives au Maroc (UCFA). Elle est issue du projet de conservation et développement de l’arganeraie PCDA, réalisé dans le cadre de la coopération technique Maroc-Allemagne dans les régions du Sud-ouest marocain. Au niveau social, l’Union a pour tâche de fournir la sécurité sociale à ces femmes, à lutter contre l’analphabétisme, et à les aider à réaliser des projets en faveur de l’environnement. L’Union s’est d’ailleurs distinguée à la COP22 en remportant le prix de l’adaptation climatique qui lui a été remis par la ministre de l’environnement, lundi dernier. Le projet en partenariat avec la Fondation Mohammed VI consiste à protéger l’arganier en utilisant un four qui fonctionne à l’énergie solaire.

argane

Selon Jamila Idbourouss, présidente de l’UCFA, «nous sommes une Union de coopératives composée de 22 entités, 1.200 femmes dans toutes les provinces du Souss-Massa, des coopératives de Chtouka Ait Baha, Tiznit, Taroudant, Sidi Ifni et Essaouira, au total 6 provinces. Notre principal objectif est de produire et commercialiser l’huile d’argane, faire sa promotion et mettre en avant les compétences des femmes de notre région, ainsi que le potentiel de production de ces coopératives». La présidente de l’Union précise que «la commercialisation de ces produits se fait au niveau du marché interne et externe». Pour ce qui est de l’export, elle confie que l’Union «exporte vers plusieurs pays comme le Japon, l’Angleterre qui reste notre principal marché, puis il y a la France, les Etats-Unis et le Canada». Ces coopératives axent leur production sur l’argane cosmétique, mais également sur les produits agricoles comme le couscous, le miel, «amlou», les câpres, et le henné. «Toutes les associations de l’Union ont pour principal produit l’argane et en seconde position le produit qui caractérise la zone en question», selon la présidente de l’Union. Et d’ajouter : «Ces produits se caractérisent par le fait qu’ils sont de grande qualité, naturels et biologiques».

L’écosystème de l’aganeraie

Outre l’aide d’institutions marocaines, les fondatrices de ces coopératives femmes ont pu bénéficier de l’accompagnement d’organisations internationales qui les ont aidées à démarrer leurs projets. Les formations reçues sont entre autres dans la gestion, le management, et le marketing, ainsi que la formation dispensée pour connaître toutes les étapes de fabrication du produit.

La présidente de l’Union souligne que «l’idée essentielle de la coopérative c’est de créer des emplois au fin fond de nos campagnes et être le moteur pour une productivité valorisante». Pour ces femmes, cet emploi améliore à la fois leur qualité de vie et dynamise l’économie de la région. «Cet écosystème a un rôle essentiel surtout dans la région du Souss où les montagnes constituent un défi quotidien et où l’arganier est l’unique source de revenu d’un bon nombre de femmes, bien souvent en l’absence d’un mari ou lorsque le mari ne travaille pas». L’arganier est menacé de disparaître si la population locale continue l’exode vers les villes, aux dires des coopératives travaillant dans le secteur. Ce patrimoine immatériel d’une valeur inestimable est entre les petites mains des femmes du Souss.

Source web par aujourdhui

Imprimer l'article

Les articles en relation

« Dib » du Maroc: chacal doré ou loup? (table ronde)

« Dib » du Maroc: chacal doré ou loup? (table ronde) Le Pr Hamid Rguibi Idrissi fait partie de l’équipe qui avait été la première à soulever la question de la présenc

Savoir plus...

La tente Khaima

La tente Khaima Si de nombreux touaregs se sont désormais sédentarisés, la tente Khaima reste un important symbole de l’héritage culturel nomade. Unité spatiale, sociale et familiale au sein d

Savoir plus...

L'énergie nucléaire est-elle fossile ou renouvelable ?

L'énergie nucléaire est-elle fossile ou renouvelable ? L'énergie nucléaire peut-elle être considérée comme une énergie renouvelable ? La réponse est non : l'ur

Savoir plus...

Rififi autour du géopark de Jbel Bani

Rififi autour du géopark de Jbel Bani Alors que le Conseil provincial de Tata a procédé à la création de la Fondation provinciale du Bani Geopark, lors de sa dernière session, l’associa

Savoir plus...

Ahwach, la tradition amazighe (Géoparc Jbel Bani)

Ahwach, la tradition amazighe (Géoparc Jbel Bani) Ahwach représente l’une des grandes traditions de danses amazighes au Maroc. C’est un art purement rural, une danse collective mixte. Il est présent p

Savoir plus...

Convergence promotionnelle entre le tourisme et l’artisanat

Un projet de création et de promotion des circuits touristiques intégrant l’artisanat a été lancé à Fès et à Marrakech pour renforcer la complémentarité entre l

Savoir plus...

De la patrimonialisation : son étendue et ses acteurs pour Professeur Ahmed SKOUnTI

De la patrimonialisation : son étendue et ses acteurs pour Professeur Ahmed SKOUnTI Professeur Ahmed SKOUnTI, Anthropologue, Institut national des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine ,Rabat-Marrakech De

Savoir plus...

LE SITE DU JBEL IRHOUD

LE SITE DU JBEL IRHOUD LE SITE DU JBEL IRHOUD Ce site est désormais connu mondialement en raison de l’importance des découvertes archéologiques qui y ont été faites. Celles-ci début&egr

Savoir plus...

Bouafen et Oued Tamzarar

L'oued Tamzarar Sur la piste d’Akka à la route d’Icht, dans l’oued Tamzarar, sur la falaises rive gauche, la majorité des gravures est située sur des parois verticales à partir d&rsqu

Savoir plus...

Une nouvelle météorite s’est écrasée au Maroc

Une nouvelle météorite s’est écrasée au Maroc La météorite est tombée à 15 km de Foum Lahcen, dans le désert de Tata . Mercredi dernier, les habitants de la r&ea

Savoir plus...

La tarification du carbone progresse mais l’atteinte des objectifs de l’accord de Paris exige des mesures plus radicales, selon un nouveau rapport de la Banque mondiale

La tarification du carbone progresse mais l’atteinte des objectifs de l’accord de Paris exige des mesures plus radicales, selon un nouveau rapport de la Banque mondiale Huit nouvelles initiatives de tarification du carbon

Savoir plus...

Le Géoparc Jbel Bani : Un sanctuaire de vie au cœur du désert marocain

Le Géoparc Jbel Bani : Un sanctuaire de vie au cœur du désert marocain Le désert marocain, souvent perçu comme un paysage aride et stérile, abrite en réalité une flore éto

Savoir plus...

Les tags en relation

Recherche du site

Recherche avancée / Spécifique

Géoparc et Recherche Scientifique

Le coins de l’étudiant

Blog Géoparc Jbel Bani

Découvrez notre escpace E-commerce


Pour commander cliquer ci-dessous Escpace E-commerce

Dictionnaire scientifique
Plus de 123.000 mots scientifiques

Les publications
Géo parc Jbel Bani

Circuits & excursions touristiques

cartothéques

Photothéques

Publications & éditions