COP 23 : les États sont d’accord… pour discuter
La COP 23 s'est achevé ce weekend sans clash, ce qui est déjà appréciable. Le bilan restera maigre mais quelques avancées sont notables.
Cette vingt-troisième session des sommets « COP » sur le climat ne restera pas dans les annales de l'histoire. Initialement, elle ne devait d'ailleurs être qu'une étape transitoire sans définition d'objectifs, chargée, comme la COP 22, de suivre la mise en œuvre de l'Accord de Paris, conclu lors de la COP 21. Mais elle aurait pu aller plus loin. En fait, concernant les actions contre le réchauffement, il ne s'est rien passé. Une note positive des commentateurs est que les États-Unis n'ont pas fait d'obstruction.
Une autre avancée est l'apparition d'une alliance pour un abandon du charbon, à l'initiative du Canada et du Royaume-Uni. Elle a rassemblé plusieurs pays et même plusieurs États américains. Mais les États-Unis et la Chine n'ont pas suivi. Troisième point de satisfaction : l'ajout d'un programme de travail sur l’agriculture et la sécurité alimentaire, pour soutenir des pratiques moins brutales pour la nature.
L'Accord de Paris est toujours un objectif
En revanche, la question des fonds financiers reste en suspens, ainsi que celle de la surveillance des moyens mis en œuvre pour respecter l'Accord de Paris. La présidence du sommet, assurée par les îles Fidji, a souligné le manque d'efforts de la part des nations développées. Celles du sud, et en particulier des pays insulaires, voient l'eau monter. Pour eux, les effets du changement climatique engendré par l'activité industrielle au nord sont très concrets...
La COP 24 aura lieu en décembre 2018. Elle se tiendra en Pologne, un pays dont le gouvernement actuel s'est montré peu motivé par le thème de la réduction d'émission de gaz à effet de serre et qui veut développer sa consommation de gaz de schiste.
Publié le 20/11/2017
Source Web: Journaliste Jean-Luc Goudet futura-sciences
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