Transition énergétique au Sud : un modèle marocain de durabilité verte
le géoparc du jbel bani - tata

Vous êtes ici : Accueil > Energie renouvable > Energie renouvable > Transition énergétique au Sud : un modèle marocain de durabilité verte

TSGJB

Transition énergétique au Sud : un modèle marocain de durabilité verte

Dans les provinces du Sud, le Maroc trace une trajectoire ambitieuse vers un avenir énergétique durable. Grâce à des ressources abondantes en soleil et en vent, ces régions se sont transformées en moteurs de la transition énergétique, faisant du Royaume un pionnier en matière d’énergies renouvelables en Afrique.

Des investissements massifs pour un futur énergétique vert

Depuis plusieurs années, le Maroc met en œuvre une stratégie audacieuse dans le domaine des énergies renouvelables. Dans les provinces du Sud, cette vision s’incarne par des projets opérationnels totalisant 1,3 GW de capacité installée, financés à hauteur de 22 milliards de dirhams (MMDH).

Les ambitions du Royaume ne s’arrêtent pas là. Un second portefeuille de projets, d’une capacité supplémentaire de 1,4 GW, mobilise 21 MMDH supplémentaires. Ces initiatives, menées en partenariat avec des acteurs locaux et internationaux, visent à diversifier le mix énergétique marocain et à renforcer son leadership régional dans la transition énergétique.

Des objectifs ambitieux pour 2030

Le Maroc s’est fixé un objectif clair : atteindre 52 % d’énergies renouvelables dans son mix électrique d’ici 2030. Cette politique énergétique, motivée par la réduction de l’empreinte carbone et l’indépendance énergétique, place les provinces du Sud au cœur de cette transformation.

En 2024, le Maroc a déjà atteint 5,3 GW de capacité installée en énergies renouvelables, représentant 44,3 % de la capacité totale. Ces chiffres démontrent le rôle clé de ces régions dans la transition énergétique nationale, tout en illustrant leur potentiel comme modèles de développement durable.

L’hydrogène vert, levier d’innovation et de compétitivité

Le Maroc s’engage également dans l’hydrogène vert, une énergie d’avenir prometteuse. En octobre 2024, le gouvernement a validé plusieurs projets d’hydrogène vert dans les régions de Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab.

Ces projets visent à produire de l’hydrogène vert à des coûts compétitifs, grâce à la synergie entre l’énergie solaire et éolienne des provinces du Sud. Cette initiative stratégique renforce le positionnement du Maroc sur le marché mondial de l’hydrogène tout en contribuant à la lutte contre le changement climatique.

Des retombées économiques et sociales positives

Les investissements dans les énergies renouvelables génèrent des bénéfices économiques et sociaux significatifs. Ils créent des emplois, améliorent les infrastructures locales et dynamisent l’économie régionale. Entre 2023 et 2027, les investissements annuels dans le secteur ont quadruplé, passant de 3,5 MMDH à 15 MMDH.

Ces initiatives favorisent également l’autonomie des communautés locales et renforcent leur bien-être, intégrant ainsi les principes du développement durable.

Une vision nationale portée par la symbolique de la Marche Verte

À l’occasion de la Marche Verte, symbole d’unité et d’innovation, le Maroc célèbre non seulement l’intégrité de son territoire, mais aussi son engagement en faveur d’un avenir plus vert. Les provinces du Sud illustrent parfaitement comment la transition énergétique peut être un levier de transformation économique et sociale, tout en positionnant le Royaume comme un leader africain des énergies renouvelables.

Avec des projets dans le solaire, l’éolien et l’hydrogène vert, ces régions incarnent une vision audacieuse de durabilité, démontrant que même les zones périphériques peuvent devenir des moteurs de croissance et d’innovation.

Le 23/12/2024

Rédaction de lanouvelletribune

Imprimer l'article

Les articles en relation

Climat : le Maroc, modèle de transition écologique souveraine

Climat : le Maroc, modèle de transition écologique souveraine Face à l’accélération du changement climatique mondial, avec une hausse des températures de +1,45 °C en 2023, le Maro

Savoir plus...

Énergie renouvelable - Maroc : le défi solaire de Ouarzazate (Géoparc Jbel Bani)

Énergie renouvelable - Maroc : le défi solaire de Ouarzazate (Géoparc Jbel Bani) Avec l'inauguration de la centrale Noor I, le Maroc confirme l'objectif qu'il s'est donné de renforcer son m

Savoir plus...

Rapport du Giec : L’agriculture est à la fois un fardeau et un rempart pour le changement climatique

Rapport du Giec : L’agriculture est à la fois un fardeau et un rempart pour le changement climatique Les délégations des 195 pays membres du Giec, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’&

Savoir plus...

Les migrants climatiques : visages humains d'un dérèglement planétaire

Les migrants climatiques : visages humains d'un dérèglement planétaire Selon une nouvelle étude de la Banque mondiale, l’aggravation des effets du changement climatique dans trois régi

Savoir plus...

Les Archées et l'Hydrogène : Une Découverte Révolutionnaire pour une Économie Verte

Les Archées et l'Hydrogène : Une Découverte Révolutionnaire pour une Économie Verte Dans une avancée scientifique majeure, des chercheurs ont révélé que les arch&eacu

Savoir plus...

Souss-Massa valide son plan d’adaptation climatique durable

Souss-Massa valide son plan d’adaptation climatique durable La région Souss-Massa fait partie des cinq régions pilotes accompagnées dans le cadre du projet national « Soutenir les fondements d&rsquo

Savoir plus...

Les taux de gaz à effet de serre dans l'atmosphère atteignent un nouveau record

Les taux de gaz à effet de serre dans l'atmosphère atteignent un nouveau record Avec plus de 405 ppm en 2017, le niveau de CO2 mondial atteint un record jamais atteint depuis des millions d'années. L'

Savoir plus...

Tata: Une conférence samedi sur « la gestion des ressources hydriques dans les oasis du sud du Maroc » (Géoparc Jbel Bani)

Tata: Une conférence samedi sur « la gestion des ressources hydriques dans les oasis du sud du Maroc » (Géoparc Jbel Bani) Tata- Le Centre Bani des études, recherches stratégiques et du d&eacut

Savoir plus...

FAO: Pourquoi le cactus devrait être une "culture essentielle" au Maroc

FAO: Pourquoi le cactus devrait être une "culture essentielle" au Maroc Durant les périodes de sécheresse ou dans les zones arides, le cactus et la figue de Barbarie devraient constituer un atout pr&eacu

Savoir plus...

Energie renouvelable : lancement d’Appel d’offres, Masen

Energie renouvelable : lancement d’Appel d’offres, Masen Le Groupe Masen a lancé l’Appel d’offres pour la sélection du ou des constructeur(s) EPC du Programme solaire Noor Atlas, pour une capacit

Savoir plus...

L’écologie est une question sociale

L’écologie est une question sociale Lutter contre le réchauffement climatique, c’est protéger les plus fragiles. Car ce sont eux qui respirent le plus de particules fines, qui peinent à s&rsqu

Savoir plus...

Retard des pluies: Faut-il craindre le pire?

Retard des pluies: Faut-il craindre le pire? Il est encore tôt pour prédire une année sèche    Les mois de décembre et janvier seront de vrais baromètres Le régim

Savoir plus...

Les tags en relation

Recherche du site

Recherche avancée / Spécifique

Géoparc et Recherche Scientifique

Le coins de l’étudiant

Blog Géoparc Jbel Bani

Découvrez notre escpace E-commerce


Pour commander cliquer ci-dessous Escpace E-commerce

Dictionnaire scientifique
Plus de 123.000 mots scientifiques

Les publications
Géo parc Jbel Bani

Circuits & excursions touristiques

cartothéques

Photothéques

Publications & éditions