ISS : le Soyouz a bien été victime d’un acte de sabotage
Le trou dans la carlingue du véhicule Soyouz, actuellement amarré à la Station spatiale internationale, a bien été percé par une main humaine de façon intentionnelle. C'est la conclusion à laquelle est arrivée la commission d'enquête mise en place pour expliquer cette perforation. L'affaire ressemble donc à un acte de sabotage...
La commission d'enquête parvient à une conclusion qui surprend. Dimitri Rogozin, le responsable de l'agence spatiale russe Roscosmos vient d'indiquer que le trou découvert dans le module Soyouz amarré à la Station spatiale internationale (ISS) avait été délibérément percé. Dit autrement, le véhicule russe a été victime d'un acte de sabotage. Une hypothèse évoquée dès les premières heures après la découverte de ce trou mais que nous avions du mal à croire.
La commission d'enquête a donc écarté le défaut de fabrication ou la mauvaise utilisation d'un outil et toutes les hypothèses les plus farfelues. Le gouvernement russe a démenti un reportage de média russe qui expliquait que cette commission avait examiné la possibilité que des astronautes américains aient percé le trou afin de renvoyer un collègue malade sur Terre. Cette commission laisse la place à une deuxième commission qui aura la difficile tâche de déterminer quand et où a été percé ce trou.
Les relations russo-américaines à l’origine de cet acte ?
Parmi les hypothèses les plus discutées pour expliquer cet acte insensé, celles liées aux tensions politiques russo-américaines méritent qu'on s'y attarde. Malgré la dégradation des relations politiques entre les deux puissances, les collaborations entre le Nasa et Roscosmos sont bonnes, en dehors de quelques points de frictions. Pour autant, les relations entre les deux agences spatiales sont à un tournant avec trois points d'achoppement qui pourraient exacerber le sentiment nationaliste russe.
En avril 2019, le contrat qui lie la Nasa et Roscosmos pour le transport des astronautes à bord de l'ISS se termine et ne sera pas prolongé ni renouvelé. Pour succéder à la Station spatiale internationale et préparer les premières missions humaines à destination de Mars, la Nasa, l'ESA et les autres membres de l'ISS ont décidé d'envoyer une station spatiale sur une orbite cislunaire. Baptisé Lunar Orbital Platform-Gateway (LOP-G), cet avant-poste sera réalisé sous la direction de la seule Nasa, ce qui n'est pas du goût de la Russie qui souhaite une organisation plus collégiale et similaire à celle mise en place pour la Station spatiale internationale. Dans ce contexte, la Russie pourrait ne pas y participer, préférant s'associer avec la Chine qui développe une station spatiale autour de la Terre. Enfin, dernier point de tension, les Russes sont convaincus que SpaceX cherche à sortir la Russie du marché des services de lancement de satellites.
Publié le 03/10/2018
Source web par: futura sciences
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