Nomad #91 : Foum Assaka, Oued Noun, et l’immensité de la Plage Blanche (Géoparc Jbel Bani)
le géoparc du jbel bani - tata

Vous êtes ici : Accueil > Géoparc et Tourisme > Le Géo éco Tourisme > Nomad #91 : Foum Assaka, Oued Noun, et l’immensité de la Plage Blanche (Géoparc Jbel Bani)

GJB

Nomad #91 : Foum Assaka, Oued Noun, et l’immensité de la Plage Blanche (Géoparc Jbel Bani)

La région de Guelmim recèle bien des trésors. Cet épisode de Nomad met le cap vers la Plage Blanche, en passant par le fameux Oued Noun rebaptisé Oued Assaka, dont l’histoire est aussi riche que sa faune et sa flore.

A quelques kilomètres au sud de Sidi Ifni, se trouve une des merveilles du littoral marocain, baptisée Plage Blanche. Longue de plus de 40 kilomètres, elle est la plus grande plage du Maroc.

Avant de s’y rendre, il faudra traverser une bonne partie de Foum Assaka (région de Guelmim). En s’enfonçant dans le désert les paysages deviennent plus arides et monotones, jusqu’à ce que l’on aperçoive le mythique Oued Noun ou Oued Assaka, dernier cours d’eau permanent du Sahara.

Contacté par Yabiladi, Mohammed propriétaire d’une des rares auberges dans la région, nous prévient que cette route est uniquement praticable en véhicule 4x4. Il faudra donc traverser l’oued dont le débit peut être très élevé. Si vous êtes chanceux, vous pourrez apercevoir sur votre passage des dromadaires venus s’abreuver.

faiza

L'oued Noun ou oued Assaka. / Ph.DR            

Un arrêt au niveau de l’oued est indispensable. En effet, sur place vous aurez l’occasion d’apercevoir l’impressionnante faune et flore qui confère a la région le statut de site d’intérêt biologique et écologique.

Un carrefour faunistique, floristique et historique

L’Oued donne naissance à un somptueux paysage sur son passage, contrastant avec le climat aride de la région. Le figuier de barbarie règne ici en maître au milieu d’une imposante famille d’euphorbiacées. On peut citer notamment l’Euphorbia echinus ou en encore l’Euphorbia regis-jubae. D’ailleurs, la région de Foum Assaka est située au carrefour de trois divisions floristiques, et bon nombre de plantes y atteigne leur limite de distribution méridionale ou septentrionale.

Faunistiquement, la région n’est pas lésée. Cobra, vipère heurtante ou encore serpent mangeur d’œuf, ces trois espèces en danger d’extinction au Maroc, sont très présentes dans la région d’Assaka. Les hyènes, le chat sauvage et le chacal sont eux aussi fortement représentés. Dans l’air, la région attire le fameux Goéland d'Audouin, le Bécasseau sanderling ou encore le Grand cormoran.

Plus que quelques kilomètres pour rejoindre la fameuse Plage Blanche, dont l’appellation faisait allusion à Antoine de Saint Exupéry qui descendait le long des côtes, lorsqu’il reliait le Sénégal durant la période de l’aéropostale. D’ailleurs, l’écrivain et poète la décrivait ainsi : «une plage de sable sans discontinuité sur près de 50 kilomètres, côtoyée de dunes ocre qui, de loin, la confondent en un trait blanc filant, rectiligne et insondable, sous le ciel».

Au milieu de dunes, la brise marine se fait enfin sentir. La plage se laisse enfin entrevoir. Désormais, la route étant barrée, il est temps de poursuivre notre chemin à pied.

faiza/p_1

Route pour se rendre à la plage blanche de Guelmim. / Ph.DR

Le calme environnant fera monter en vous cette sensation de plénitude. Pour les plus aventuriers, Mohamed propose les séances de bivouac, de trekking ou encore de pêche pour lesquelles tous le matériel nécessaire est disponible sur les lieux. La Plage Blanche est également très réputée pour ses poissons, poursuit-il. D’ailleurs nombreux sont ceux qui y viennent pour pêcher ou pour la cueillette des oursins.

En revenant vers Foum Assaka, Mohamed fini par marquer un arrêt indispensable pour pouvoir se rendre au fort Bou Jerif ou plutôt ses ruines. Construite par l’armée française en 1935, cette véritable forteresse pouvait accueillir plus de 200 hommes avant qu’elle ne soit abandonnée en 1956. Depuis le haut de la colline qui surplombe l’Oued Noun, la beauté de la région s’étend à perte de vue.

20bou

Vue depuis le Fort Bou Jerif sur l'Oued Assaka. / Ph.DR

Le 16/12/2018

Source web Par yabiladi

Imprimer l'article

Les articles en relation

Souss-Massa-Drâa : Le projet Noor dynamise l’investissement (Géoparc Jbel Bani)

Souss-Massa-Drâa : Le projet Noor dynamise l’investissement (Géoparc Jbel Bani) C’est grâce à la validation des 2e et 3e phases du projet de centrale électrique thermo solaire d’Ouar

Savoir plus...

Tourisme : Une nouvelle zone touristique à Tan-Tan (Géoparc Jbel Bani)

Tourisme : Une nouvelle zone touristique à Tan-Tan (Géoparc Jbel Bani) Le 31 janvier 2007 C’est à Chbika, zone située dans la province de Tan-Tan, que naîtra l’une des stations tourist

Savoir plus...

Guelmim : Appel à inscrire l'héritage amazigh et hassani au patrimoine culturel de l'Humanité (Géoparc Jbel Bani)

Guelmim : Appel à inscrire l'héritage amazigh et hassani au patrimoine culturel de l'Humanité (Géoparc Jbel Bani) Les participants au 2ème forum régional de la culture amazighe et has

Savoir plus...

ESCAPADE DE TROIS JOURS À SIDI IFNI (Géoparc Jbel Bani)

ESCAPADE DE TROIS JOURS À SIDI IFNI (Géoparc Jbel Bani) AVEC SIMONE BENHASSI, CONSULTANTE L’arrivée de la belle saison invite à l’escapade vers les grands espaces de notre arrière-pay

Savoir plus...

Guelmim s’apprête à accueillir la foire régionale des dattes de Taghjijt (Géoparc Jbel Bani)

Guelmim s’apprête à accueillir la foire régionale des dattes de Taghjijt (Géoparc Jbel Bani) La commune de Taghjijt (province de Guelmim) abritera, du 12 au 15 octobre, la foire régionale des d

Savoir plus...

Le cérium, la plus abondante des terres rares (Géoparc Jbel Bani)

Le cérium, la plus abondante des terres rares (Géoparc Jbel Bani) Le cérium (Ce) fait partie de la famille des lanthanides. Il a été identifié en 1803 par Martin Heinrich Klaproth. Son nom fa

Savoir plus...

Moussem Zaouia d’Assa (Géoparc Jbel Bani)

Moussem Zaouia d’Assa (Géoparc Jbel Bani) Ce grand rassemblement des tribus sahraouies constitue un rendez-vous annuel consacré au renouvellement de la Baiâa au glorieux Trône alaouite et à la c

Savoir plus...

Maroc : Les fossiles, grands délaissés de la protection du patrimoine (Géoparc Jbel Bani)

Maroc : Les fossiles, grands délaissés de la protection du patrimoine (Géoparc Jbel Bani) L’archéologue Abdelouahed Lagnaoui pointe du doigt les réseaux de trafic de fossiles, très orga

Savoir plus...

Coutumes et traditions (Géoparc Jbel Bani)

Coutumes et traditions (Géoparc Jbel Bani) La société sahraouie se caractérise par ses us et coutumes ancestrales qui concernent les différentes étapes de vie des sahraouis, de la naissance

Savoir plus...

«Protecting the Past» : L’avenir du patrimoine au cœur d’un brainstorming géant à Agadir (Géoparc Jbel Bani)

«Protecting the Past» : L’avenir du patrimoine au cœur d’un brainstorming géant à Agadir (Géoparc Jbel Bani) Agadir abrite, du 10 au 12 décembre 2019, la conférence int

Savoir plus...

Quatre des plus beaux cratères météoritiques du monde sont en Algérie (Géoparc Jbel Bani)

Quatre des plus beaux cratères météoritiques du monde sont en Algérie (Géoparc Jbel Bani) Jusqu’à présent, seulement 180 cratères d’impact ont été trou

Savoir plus...

Le Moussem de TanTan, un symbole civilisationnel (Géoparc Jbel Bani)

Le Moussem de TanTan, un symbole civilisationnel (Géoparc Jbel Bani) Le Moussem de Tantan est autant d'un symbole civilisationnel dépendant Le passé ancestral à l'avenir prometteur, affirme l'O

Savoir plus...

Les tags en relation

Recherche du site

Recherche avancée / Spécifique

Géoparc et Recherche Scientifique

Le coins de l’étudiant

Blog Géoparc Jbel Bani

Découvrez notre escpace E-commerce


Pour commander cliquer ci-dessous Escpace E-commerce

Dictionnaire scientifique
Plus de 123.000 mots scientifiques

Les publications
Géo parc Jbel Bani

Circuits & excursions touristiques

cartothéques

Photothéques

Publications & éditions