Les fossiles du Crétacé : un riche patrimoine à découvrir et à protéger
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Les fossiles du Crétacé : un riche patrimoine à découvrir et à protéger

Au Maroc, les fossiles du Crétacé sont présents le long d'une falaise s'étendant sur plus de 250 kilomètres à proximité de la frontière avec l'Algérie. Ils sont concentrés dans certaines zones en surface sous l'action de l'érosion, ou se rencontrent dans des niveaux de grès et de microconglomérats dans la falaise.

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Fouille d’un « filon » dans un souterrain. © L. Cavin  

Les effets des prospections sur le patrimoine paléontologique marocain

Les prospecteurs recherchent les fossiles en creusant des galeries qui s'enfoncent à l'intérieur de la falaise sur, parfois, plusieurs dizaines de mètres, comme le montre l'image ci-dessus. Outre le danger inhérent à ce genre d'activité - des accidents mortels se produisent régulièrement lorsque des souterrains s'effondrent sur leurs occupants - ce type de récolte est dommageable pour le patrimoine paléontologique marocain et pour la connaissance scientifique.

Les fossiles sont collectés de manière fragmentaire et sans aucune information sur leur localisation géographique, ni sur leurs contextes sédimentologique et stratigraphique. S'ils peuvent ensuite faire l'objet d'études morphologique et systématique, ils sont difficilement intégrés dans des travaux plus généraux sur les paléoenvironnements ou de biostratigraphie. Les collectes effectuées par les habitants de la région ont un rôle dans l'économie locale et il serait important de trouver des solutions permettant de mettre en valeur ces fossiles sur place tout en favorisant leur préservation. On profiterait ainsi de leur importance économique - à travers le développement d'un écotourisme culturel par exemple - sans perdre leur valeur scientifique. Cette activité se déroulerait en collaboration avec les travaux d'équipes scientifiques.

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Affleurements du Continental intercalaire (en rouge) en Afrique du Nord. © DR 

Comme on l'a vu, les vertébrés du Continental intercalaire peuvent être d'âges différents selon les endroits où on les rencontre en Afrique du Nord (carte ci-dessus). Ceux qui nous intéressent ici sont les plus jeunes d'entre eux, situés juste au-dessous des couches marines et qui datent du Cénomanien. On les trouve au Maroc et en Égypte, ainsi que, partiellement, en Tunisie, en Algérie, en Libye et peut-être au Niger. Ces dernières années, des découvertes effectuées dans la région Nordeste au Brésil, et même en Argentine, montrent que des faunes très comparables à celles du Cénomanien d'Afrique du Nord sont aussi présentes. Il sera essentiellement question dans la suite des faunes fossiles du Maroc qu'on regroupe sous le nom de « faune des Kem Kem ».

Lionel Cavin                                                            

Publié le 06/04/2017

Source web par futura-sciences

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