Énergies renouvelables : les avantages des matériaux composites
Les matériaux composites séduisent de nombreux secteurs de l'industrie. Et le domaine des énergies renouvelables ne fait pas exception à la règle. Car, en la matière, les composites présentent de nombreux avantages par rapport à d'autres matériaux.
D'ici 2050, la demande mondiale en énergie pourrait doubler. Pourtant, dans le contexte actuel de réchauffement climatique, le recours aux énergies fossiles doit être limité. Il faudra donc de plus en plus compter sur les énergies renouvelables pour satisfaire nos besoins en la matière. Optimiser les performances de ces systèmes apparaît donc comme un impératif pour les chercheurs et les ingénieurs qui les développent. Ils comptent pour cela notamment sur les caractéristiques des matériaux composites.
Dans le secteur de l'éolien, les ingénieurs se sont rapidement tournés vers les matériaux composites. Des mélanges de résine époxy ou de polyester, et de fibre de verre pour constituer des pales qui doivent être aussi légères que résistantes aux contraintes comme à la corrosion. On attend d'elles, par ailleurs, qu'elles produisent pendant plus de 30 ans, avec un minimum de maintenance et dans des conditions aléatoires. De surcroît, avec l'avènement de l'éolien offshore et l'allongement des pales qui l'accompagne, la problématique atteint un seuil encore plus critique. Les développeurs ont donc ajouté au mélange quelques fibres de carbone. Résultat : des pales, de plus en plus légères et à l'aérodynamisme optimisé, capables de fait de produire plus d'électricité par unité de volume.
L'ennui est que ces matériaux composites sont difficilement recyclables. Et à partir de 2020, plusieurs centaines d'éoliennes devront être démantelées chaque année. Des équipes se sont alors penchées sur la question et ont travaillé pour mettre au point un composite recyclable. La solution : recourir à une résine thermoplastique qui devrait aider à recycler le matériau composite par dépolymérisation, tout en permettant d'économiser de l'énergie dans la phase de production des pales d'éolienne.

Certaines pièces des batteries de demain — celles qui seront installées dans les voitures électriques ou utilisées pour stocker une électricité renouvelable — devraient profiter de l’émergence des matériaux composites thermoplastiques. De quoi alléger les batteries et faciliter leur production. © Bizoon, Fotolia
Au-delà des éoliennes : hydroliennes, piles à combustible...
Les matériaux composites apparaissent également essentiels au développement de systèmes exploitant les énergies marines renouvelables. Par leur faible poids également et par leur besoin en maintenance quasi inexistant. Mais aussi pour leur capacité à résister à la corrosion. La résine époxy, en effet, se montre très peu perméable à l'eau et permet de protéger les structures. On trouve ainsi, entre autres, des tuyères -- ces éléments qui permettent aux hydroliennes de capter plus de puissance -- réalisées en fibre de verre et résine époxy.
Du côté des piles à combustible -- qui représentent un moyen renouvelable de produire de l'électricité à condition que l'hydrogène employé soit lui-même produit durablement --, de nombreuses pièces et composants pourraient aussi profiter des qualités des matériaux composites. Les mélanges d'ester vinylique et de fibres de carbones, par exemple, sont en effet conducteurs, résistants à la corrosion, dimensionnellement stables et ininflammables. Et d'un point de vue pratique, les réservoirs à hydrogène des voitures du futur gagneraient à être faits de composites. De quoi économiser en temps de production.
Dans le domaine de l'énergie solaire aussi, les matériaux composites semblent à même d'apporter un plus grâce à la possibilité de réaliser des pièces robustes et légères, à longue durée de vie et résistantes aux intempéries... et au soleil ! Les composites thermodurcissables peuvent ainsi remplacer les structures en aluminium ou les tuiles de toit classiques en terre cuite. Des travaux ont aussi montré qu'un mince film composite à base de deux oxydes inorganiques de bismuth et de manganèse, par exemple, optimise la capacité d'une cellule photovoltaïque à absorber les rayons solaires sur un spectre plus large.
Source web : futura sciences
Les articles en relation
L'hydrolienne marine d'HydroQuest et CMN prendra le large au printemps 2019
L'hydrolienne marine d'HydroQuest et CMN prendra le large au printemps 2019 HydroQuest et Constructions mécaniques de Normandie (CMN) annoncent que l'hydrolienne marine "HydroQuest Ocean" sera mise en ser
Savoir plus...
Réchauffement climatique et installation de nouveaux climats Le Maroc plus exposé que jamais aux risques d’inondations, séismes et autres (Géoparc Jbel Bani)
Réchauffement climatique et installation de nouveaux climats Le Maroc plus exposé que jamais aux risques d’inondations, séismes et autres (Géoparc Jbel Bani) Les catastrophes naturelles qui frappent
Savoir plus...
Jason 2 à 10 ans : l'altimétrie spatiale a révolutionné notre connaissance du climat
Jason 2 à 10 ans : l'altimétrie spatiale a révolutionné notre connaissance du climat Le satellite Jason 2 fête ses 10 ans. Les missions altimétriques des satellites Jason, du CNES et de la
Savoir plus...
Énergies renouvelables : construction d’une ferme solaire à Tata (Géoparc Jbel Bani)
Énergies renouvelables : construction d’une ferme solaire à Tata (Géoparc Jbel Bani) Une commune rurale de la province de Tata va construire sa propre ferme solaire photovoltaïque d’une capacit&e
Savoir plus...
Réchauffement climatique. Jean Jouzel, climatologue : "Nous n'avons que trois ans pour agir"
Réchauffement climatique. Jean Jouzel, climatologue : "Nous n'avons que trois ans pour agir" Le climatologue Jean Jouzel tire la sonnette d'alarme au JDD sur les risques du réchauffement climatique. Se
Savoir plus...
Énergie durable dans les provinces Midelt et Tata (Géoparc Jbel Bani)
Énergie durable dans les provinces Midelt et Tata (Géoparc Jbel Bani) Mise en valeur des richesses Les provinces de Midelt et Tata bénéficient d’un ensoleillement exceptionnel et possèdent
Savoir plus...
Giec : le dernier rapport estime l'impact d’un réchauffement de 1,5 °C
Giec : le dernier rapport estime l'impact d’un réchauffement de 1,5 °C Lundi 8 octobre, les délégués des États de l'ONU, réunis en Corée du Sud depuis une semaine, re
Savoir plus...
2017, année la plus chaude jamais enregistrée hors El Niño
2017, année la plus chaude jamais enregistrée hors El Niño Depuis les premiers relevés de température à la fin du XIXe siècle, 2017 s'annonce comme l'année la plus chaud
Savoir plus...
Les méga-sécheresses s'intensifient en Australie à cause du changement climatique
Les méga-sécheresses s'intensifient en Australie à cause du changement climatique Des chercheurs australiens ont étudié l'histoire des méga-sécheresses dans leur pays et ont co
Savoir plus...
Le Maroc est le deuxième pays au monde en matière d’action climatique en 2019 (Géoparc Jbel Bani)
Le Maroc est le deuxième pays au monde en matière d’action climatique en 2019 (Géoparc Jbel Bani) (Agence Ecofin) - Le Maroc est classé deuxième pays au monde en termes d’action climatiq
Savoir plus...
Transition énergétique au Sud : un modèle marocain de durabilité verte
Transition énergétique au Sud : un modèle marocain de durabilité verte Dans les provinces du Sud, le Maroc trace une trajectoire ambitieuse vers un avenir énergétique durable. Grâce &ag
Savoir plus...Les tags en relation
Recherche du site
Recherche avancée / Spécifique
Géoparc et Recherche Scientifique
Le coins de l’étudiant
Blog Géoparc Jbel Bani
Dictionnaire scientifique
Plus de 123.000 mots scientifiques
Les publications
Géo parc Jbel Bani
Circuits & excursions touristiques
cartothéques
Photothéques
Publications & éditions
