L’histoire du commerce Transsaharien
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L’histoire du commerce Transsaharien

Gigantesque barrière entre les hommes, ceux du nord et ceux du sud du continent africain, le Sahara a donné lieu dès le IXe siècle aux origines du tout premier commerce transsaharien. Le commerce transsaharien, caravanier et chamelier a été pratiqué essentiellement entre le XIIIe et le XVIe siècle. Il concernait le commerce à travers le Sahara entre les pays Méditerranéens et l’Afrique subsaharienne.

Un commerce diversifié

La disparité des produits, la diversité de denrées et de matières liée tant aux différents climats qu’aux richesses géologiques et géographiques des régions au Nord et au Sud de ce vaste désert qui ont favorisé les premiers échanges.

Dès IXe siècle, ce sont les Grecs et les Phéniciens d’abord, puis par la suite les Carthaginois et Romains, qui ont les premiers commercé avec l’Afrique centrale depuis les rives Méditerranéennes. Ce commerce concernait alors l’Ivoire, les plumes d’Autruche et surtout les esclaves…

Dès le Moyen-âge à l’aide du dromadaire, les berbères du nord de l’Afrique, des nomades, se sont spécialisés dans le commerce. D’autres nomades des régions du sud se sont tournés, quant à eux, vers l’élevage des dromadaires… Les marchandises du commerce caravanier concernaient alors l’ambre, la gomme arabique, les peaux qui étaient fournis par le Sud, et les Bijoux, le tissu, les dattes, le blé, par le Nord, mais les plus importantes concernaient l’or, le sel, et toujours les esclaves.

Au Maroc, le centre incontesté du commerce transsaharien était la ville de Sidjilmassa, qui est parfois surnommée « le port du Nord du Sahara ». Plaque tournante du commerce transsaharien, la ville était un point de rencontre en l’Afrique noir et l’Afrique Blanche et fréquentée par les négociants des principales villes du Maghreb. Véritable carrefour logistique, elle se trouvait à mi-chemin entre la ville tunisienne de Kairouan et la Aoudaghost en Mauritanie.

Une impressionnante organisation sociale et commerciale

dromadaire

 

D’abord structuré par des communautés familiales, elles-mêmes structurées en véritable réseau d’information pour connaître notamment la fluctuation des prix selon les différentes régions, le commerce transsaharien s’organisait…

Pour les voyages très longs, préparés longuement à l’avance, souvent plusieurs mois étaient nécessaires, les marchands se regroupaient, ainsi, certaines caravanes pouvaient compter plusieurs milliers de dromadaires. Cela évitait les attaques tant redoutées des pillards…

Commerçants du Nord ou du Sud, de l’Est et de l’Ouest, tous y prospéraient aisément. Tombouctou était le pôle commercial majeur, la ville fut prise par les Marocains en 1591.

Selon Guislaine Lydon, chercheur associé, professeur UCLA de Los Angeles, qui a mené une longue recherche sur le commerce Transsaharien, le principal réseau commercial Transsaharien serait stipulé dans la région Nun Wad au sud du Maroc, géré par le Tikna, une confédération de Hasaniya arabophones et parait-il aussi amazigh soit « Berbère ». Elle nomme également, les résidents et marchands juifs de la région de même que certaines femmes qui auraient également commercé de façon active au gré des caravanes

Source web par desert-maroc

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